Germaine Dulac

Germaine Dulac reçoit une formation musicale. Conquise par les idées féministes, elle devient journaliste à La fronde. En 1914, elle accompagne à Rome son amie Stacia de Napierkowska qui joue dans un film. A son retour, elle n’a qu’un objectif : s’essayer à la mise en scène.

Germaine Dulac tourne son premier film en 1915 : Les soeurs ennemies, est tout de suite remarqué pour sa sensibilité intimiste et pour la qualité de ses images. Dans la foulée, la cinéaste réalise plusieurs longs métrages. Elle fait alors la connaissance de Louis Delluc. Appréciant son style, il lui propose de tourner La fête espagnole (1919) d’après le scénario qu’il a écrit. Le film est très bien accueilli par les critiques parisiens. Germaine Dulac passe désormais pour une cinéaste d’avant-garde, à la recherche d’un " cinéma pur « , jouant de flous, de surimpressions et de toutes sortes de procédés esthétiques. Par la suite, La mort du soleil (1921) et La souriante madame Beudet (1923) affirment ces conceptions " impressionnistes « , à l’origine du cinéma expérimental. En 1927, Germaine Dulac essuie pourtant une véritable déconvenue. En association avec Antonin Artaud, elle tourne La coquille et le clergyman qui déchaîne de véritables tollés. Après cette expérience, elle réalise quelques courts-métrages. A partir de 1933, Germaine Dulac délaisse la mise en scène pour se consacrer aux magazines d’actualités filmées.

Quand elle abandonne la caméra, Germaine Dulac devient directrice adjointe des Actualités Gaumont, poste qu’elle occupe jusqu’à sa mort.

Un film dans Tessa